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2012-02-19 BOURASSA Mélanie

 
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Loly
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MessagePosté le: 2015-01-01, 12:10    Sujet du message: 2012-02-19 BOURASSA Mélanie Répondre en citant

Émission du 19 février 2012


Bonjour Normay et Jean-Paul,

L'émission débute avec l'Avis de recherche de Mme Mélanie Bourassa qui a su, à l'âge de 14 ans, qu'elle et sa soeur jumelle avaient été adoptées.  Leur mère native de Fort-Coulonge était malade et serait décédée à l'âge de 40 ans.  Elle était demeurée longtemps à La Salle et à Verdun après l'accouchement.  Vers le 14 mars 1959, leur mère biologique a eu un fils à la Crèche Miséricorde, qui a été par la suite adopté.  Il s'appellerait peut-être Daniel St-Pierre.  Mélanie s'est donné comme mandat de retrouver son frère compte tenu que sa mère Mme Èva Charette n'a pas eu le temps de le faire étant décédée trop jeune.  Il y avait beaucoup de secrets de famille mais les tantes biologiques de Mélanie, plutôt âgées, lui firent part que sa mère Mme Charette recherchait son fils mais sans dévoiler davantage de détails. 

Je souhaite à Mme Bourassa le meilleur des succès pour retrouver son frère.  De cette manière, en plus de boucler une boucle pour elle, elle  pourrait aussi le faire à la mémoire de sa mère biologique.

Par la suite, Normay nous a lu le témoignage d'Angéla et de Francine (mère et fille) extrait du livre Lueurs originelles, Éditions Deslandes, 2003, auteure:  Caroline Fortin, elle-même adoptée, présidente du Mouvement Retrouvailles.

À 19 ans, Angéla, à Montréal, vivait au rythme de son temps, fréquentait un garçon sur une base régulière, était amoureuse de son copain, mais arriva ce qui devait arriver.  Elle devint enceinte et annonça sa situation à son copain qui s'esquiva aussitôt de ses responsabilités, de son engagement.  Elle vécut donc sa grossesse dans la solitude, la peine, la honte et l'abandon et, à 7 mois, avertit sa mère qu'elle se rendait à la Crèche Miséricorde.  Elle y vivrait comme une cloîtrée avec défense de visite et devrait ensuite confier sa fille à l'adoption.  Elle donna naissance à sa fille mais elle n'a pu la voir par la vitre de la pouponnière:  flot de larmes et moment de déchirements.

Au lendemain de Pâques, elle devait signer le formulaire de consentement à l'adoption et ne reparla plus jamais de cette naissance à sa mère, le sujet resta clos.  Angéla préférait dire à des connaissances que sa fille était morte à la naissance, un genre de décès spirituel. De cette façon, elle avait le sentiment qu'elle se protégeait.

Peu de temps après, Angéla se maria et n'avait quand même pas oublié le souvenir de l'enfant qu'elle avait mise au monde mais, malheureusement, elle n'aura jamais plus le bonheur de porter un autre enfant.  En 1977, elle décida de briser le silence et annonça son secret à son conjoint, qui l'encouragea mais tout en ayant peur qu'elle souffre.  Elle décida de s'inscrire à une agence de recherche pour enfants, à Sherbrooke, pour entreprendre ses démarches. Sa fille n'y était pas inscrite alors les recherches ne pouvaient plus se poursuivre.

En 1983, avec les débuts du Mouvement Retrouvailles. Angéla fut une des premières mères à s'y inscrire.  Elle ne reculait plus devant rien pour retrouver la trace de sa fille quitte à la voir qu'une seule fois.  Elle voulait la rencontrer pour calmer ses inquiétudes.  Elle avait dû, à l'époque, renoncer à tous ses droits sur sa fille et les religieuses n'offraient pas d'autres options car, à cette époque, une famille c'était un père et une mère mariés et catholiques.  Mme Angéla, pour localiser sa fille, entreprit une requête juridique au Tribunal de la jeunesse, où on lui assigna une travailleuse sociale pour son dossier au C.S.S. (Centres jeunesse d'aujourd'hui).

En décembre 1986, on lui transmit des informations à l'effet qu'on aurait retrouvé sa fille qui désirait elle aussi la retrouver mais tout en demandant l'assentiment et l'encouragement de ses parents adoptifs compte tenu qu'elle était bien attachée à ceux-ci.  Elles échangèrent des lettres et des photos.  Par la suite, la travailleuse sociale leur donna leurs numéros de téléphone respectifs et apprit que c'était un membre de la famille de son conjoint qui l'avait adoptée.  Elle avait donc déjà vu sa fille, prénommée Francine, avant même de la rencontrer officiellement.

Les retrouvailles se firent à la résidence maternelle chez Angéla et elles purent se voir enfin en chair et en os après les accolades et les regards, de part et d'autre.  Angéla put mettre enfin un visage d'adulte sur celui d'un poupon dont elle se souvenait.  Le conjoint d'Angéla a pris des photos mais s'est retiré par la suite pour les laisser en tête-à-tête, en toute intimité.  Angéla, et c'était son droit, ne désirait pas tout raconter entre autres l'identité du père biologique de Francine afin de ne pas tout revivre ses souffrances, ce que Francine comprit très bien et respecta.  Tout n'a pas besoin d'être dit lors de la première rencontre ni jamais si c'est le souhait de la mère ou de la fille.

Angéla ne voulait pas trop prendre de place dans la vie de sa fille ni ne voulait pas la chambarder.  Elle remercia Dieu du fait qu'elle ait eu de très bons parents adoptifs.  En fin de compte, Angéla était mère et grand-mère, pour son plus grand plaisir.  Elles continuèrent de se voir, de s'apprivoiser et de se découvrir, au fil du temps, comme deux grandes amies.  À la fête des mères, mère adoptive et mère biologique, toutes deux étaient gâtées par un parfum et par des fleurs.

En fin d'émission, Normay a dit que les mères de naissance faisaient souvent en sorte d'essayer d'oublier leur enfant pour ne pas souffrir.  Elles se disaient qu'elles n'avaient pas eu d'enfant (déni) ou qu'il était décédé pour tenter de se convaincre de continuer de vivre et de fonctionner au quotidien.

Normay a aussi parlé des filles-mères seules, abandonnées bien souvent par leur amoureux, leurs parents, leurs familles et par la société, en général.  À la sortie de l'hôpital, elles devaient faire le deuil d'un enfant qui n'était pas décédé et ce n'était pas simple.  Dans les faits, on sait très bien que les mères les suivaient dans le temps et y pensaient, en parallèle.  

Normay disait aussi aux mères biologiques de faire le premier pas et de ne pas trop tarder à faire leurs démarches de recherches.  De part et d'autre c'est un cadeau à se faire!  Les démarches peuvent être anonymes à savoir par téléphone, lors d'une rencontre dans un endroit "neutre" ou par échanges de lettres dans des boîtes postales ou par l'entremise d'une travailleuse sociale. 

En conclusion, pour une belle continuité d'une relation, il doit y avoir, à la base, le respect, la vérité et mettre les limites, au besoin, pour ne pas qu'il y ait de malentendus pour les deux parties en cause.  Il faut y aller doucement, chacun(e) à son rythme.

Merci Normay et Jean-Paul pour votre excellent travail et à demain.

Mes amitiés,

Marthe xxx (Lotus)

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MessagePosté le: 2015-01-01, 12:10    Sujet du message: Publicité

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