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1955, EN UN AN 1,399 FILLES-MÈRES ONT ÉTÉ ACCUEILLIES À LAMISÉRICORDE

 
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Picotine


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MessagePosté le: 2009-01-04, 23:14    Sujet du message: 1955, EN UN AN 1,399 FILLES-MÈRES ONT ÉTÉ ACCUEILLIES À LAMISÉRICORDE Répondre en citant

De : Miséricorde  (Message d'origine)Envoyé : 2005-01-15 07:31
1955  
EN UN AN 1,399 FILLES-MÈRES ONT ÉTÉ ACCUEILLIES À LA MISÉRICORDE  

La mère célibataire ne perd pas sa liberté en se confiant à la maternité et au service social où l'on respecte la personnalité humaine. Si elle se conforme à la vie collective et aux règlements de la maison, elle est assurée, pour elle et pour son enfant, d'obtenir gracieusement, apprend-on, tous les services que nécessite son état. Une œuvre de plus d'un siècle, que La Miséricorde, et d'une décennie que le Service social de la Miséricorde, une œuvre qui s'améliore continuellement en s'adaptant aux données modernes de la médecine, de la psychologie et du service social."Le grave problème social de l'enfant né hors du mariage et de sa mère angoissée" préoccupait le deuxième évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget. Aussi cet auguste prélat s'est-il penché sur ces petits enfants et sur leurs mamans afin de leur apporter à la fois les secours spirituels et matériels.
L'œuvre se poursuit depuis 1848.
Le Service social de la Miséricorde, lui, date déjà de dix ans et la semaine prochaine cet anniversaire sera commémoré.
L'œuvre n'est pas, techniquement parlant, ce qu'elle était à ses débuts, mais c'est toujours l'esprit de Mgr Bourget et de la fondatrice, Mère de la Nativité, qui préside aux œuvres de secours temporels et religieuses de cette maison.

"Pré"-occupation



Les RR. SS. De la Miséricorde ne s'occupent pas seulement de la mère et de l'enfant, elles ont une "pré"-occupation constante de l'enfant avant sa naissance comme des jeunes filles qui leur sont confiées. Ce n'est pas tout de relever physiquement et moralement la jeune fille tombée et de prendre soin de son enfant, il faut prévoir – s'occuper avant , afin que de tels faits se produisent le moins souvent possible.
Au nombre des œuvres des RR. SS. de la Miséricorde, on rencontre plusieurs organismes d'éducation et de prévention et aussi des œuvres tangibles de réajustement social.
Nous voulons apporter ici une précision, un "ne pas confondre".
En ce qui a trait aux filles-mères, mentionnons trois œuvres distinctes mais, étroitement liées: 1- Le Service social de la Miséricorde; 2- La Maternité catholique et 3- La crèche de la Miséricorde.
Signalons aussi qu'outre ces services réservés aux jeunes filles qui vont devenir maman ou qui sont déjà mères, il se trouve un hôpital pour la population de Montréal et de l'extérieur, qui a nom Hôpital de la Miséricorde. Entièrement détaché des trois œuvres spécialisées mentionnées plus haut, il est administré comme une entité, tout comme bon nombre d'œuvres de cette communauté, tant au Canada qu'à l'extérieur du pays.

En un an, 1,399...

Le service social



C'est Mgr Georges Gauthier, archevêque de Montréal, qui demanda aux religieuses de la Miséricorde si elles voulaient bien ajouter un Service social à l'œuvre déjà commencée sous l'inspiration de Mgr Bourget. En novembre 1945 – il y a exactement dix ans ce mois-ci – l'œuvre est incorporée; on y engage aussi des assistantes sociales laïques.

Le pharisaïsme



Lors de la fondation, c'était presqu'un scandale de signaler que les jeunes filles pouvaient accoucher. Les préjugés étaient tenaces – ils le sont encore aujourd'hui mais pas celui entretenu contre les mères célibataires. On semblait en vouloir à ces religieuses de prétendre venir en aide à la fille-mère; on allait même jusqu'à dire qu'elles voulaient encourager le vice.
Si cette fondation fut un grand scandale pour le pharisaïsme, on ne dit plus, aujourd'hui: "Pourquoi prendre tant de peine pour ces méchantes filles ?"

1,399 mères célibataires

Nous ne nous embarrasserons pas de statistiques; mais signalons qu'au cours de l'année 1954, à la Maternité catholique de Montréal, on s'est occupé de 1,399 mères célibataires. De Montréal même, on en a compté 693.


Des 1,399 qui se sont adressées aux religieuses, remarquons que 13 n'avaient pas atteint leur quinzième année et que 19 étaient âgées de 15 ans. Cela laisse à penser quel travail social il y a aussi à faire dans les foyers.
Notons encore que 377 d'entre-elles n'avaient complété que leur 8e ou leur 10e année, d'études primaires; 133 leur 11e ou leur 12e et 37 avaient dépassé la 12e année scolaire.Le milieu
Enfin, comme dernière statistique, partageons le nombre des mères célibataires par occupation: ouvrières, 421; service domestique, 336; encore dans leur foyer, 204; employées de bureau, 67; étudiantes, 24; professionnelles, 22.


On signale que, contrairement à ce que plusieurs pensent, la fille-mère n'est pas moins instruite que les autres. L'observation semble indiquer que le niveau moyen d'instruction de la fille-mère correspond au niveau moyen de la population.
Sur 1,399 qui sont allées soumettre leur problème à la Maternité catholique et au Service social de la Miséricorde, 1,182 s'y sont rendues d'elles-mêmes, preuve que celles qui le leur ont conseillé ont elles-mêmes, été satisfaites de l'œuvre sociale qu'on a accomplie pour elles ou pour d'autres qu'elles connaissent. Les autres ont été dirigées vers le Service social par des membres du clergé, des médecins ou d'autres services sociaux.

Problème physique et moral
Ces jeunes filles se rendent à la Maternité catholique parce qu'elles ont un problème physique. C'est surtout cela qui les inquiète. Ce problème médical crée en même temps un problème social chez la jeune fille car il y a l'enfant et la rééducation – ont dit, au Service social: "le rajustement social" – de la mère.


Une fois admise à la Maternité catholique, la fille-mère est dirigée vers le Service social de la Miséricorde, il serait plus précis de dire que le Service social se met à la disposition de la patiente car rien n'est imposé à la fille mère. Si la patiente sent un besoin de direction, d'orientation, le Service social est là pour l'aider.

En un an, 1,399...


Inutile de souligner que, pour être admise, il faut que la fille-mère ne soit pas atteinte de maladies mentales ou contagieuses.

De sa propre volonté


C'est en toute liberté que la jeune fille vient profiter des services mentionnés plus haut. Si elle n'a pas de foyer, on l'héberge durant sa grossesse; si elle possède un foyer, elle peut y rester et profiter aussi de l'aide du Service social.
Elle a également droit au service médical et de la clinique; et ce service prénatal est gratuit, que la jeune fille soit hébergée ou non.
"Quand elle est hébergée, elle fait un travail correspondant à ses forces: couture, aide à l'imprimerie, à la buanderie ou à la cuisine."
Quand nous avons remarqué que jamais elle ne lave de plafonds, de murs et de planchers, on nous a dit qu'il n'est "pas nécessaire de mentionner ce qui n'existe pas", on nous a de même assuré que la nourriture, à défaut d'être excellente, "est bonne".

Grande liberté dans l'ordre


Les filles-mères jouissent d'une grande liberté; mais elles ne doivent pas être cause de désordre. Elles peuvent sortir avec autorisation.
Tant qu'elle ne trouble pas l'ordre du groupe, la mère célibataire peut profiter de tous les services de la Maternité catholique et du Service social de la Miséricorde. Si elle est indésirable, elle se voit priver de ces services, et elle n'a à s'en prendre qu'à elle-même. Combien de fois même a-t-on fermé les yeux sur
certains faits qui pouvaient être une cause de renvoi, car nous connaissons l'état d'esprit de la fille-mère.

Voir "son" enfant


La fille-mère peut voir son enfant et le garder, si elle le désire. "Elle choisit elle-même ses nom et prénoms. Jamais on ne fait de pression sur elle pour qu'elle laisse son enfant pour l'adoption. On lui aide toutefois à faire face à la réalité. Les droits de la mère et de l'enfant sont respectés. Si elle décide de ne pas garder son enfant, on l'invite à signer un acte de résignation qui autorise la Crèche à lui trouver un foyer d'adoption."
Si la mère garde son enfant, elle peut aller lui rendre visite tous les quinze jours. On lui remet une carte à cet effet et on profite ordinairement de cette visite pour réviser avec elle "ses plans de réservation".
Cette carte lui permet de visiter son enfant n'importe quel jour sauf le dimanche, car elle rencontrerait parfois des connaissances chez les parents adoptifs qui profitent du dimanche pour visiter la crèche. On fait cependant exception pour celles qui habitent en dehors de la grande ville: " à toute règle, il y a exception; pas nécessaire donc, M. Prévost, de spécifier les exceptions," nous a-t-on fait observer.
D'autre part, on nous a assuré que la fille-mère peut toujours prouver qu'elle a rendu visite à son petit et qu'elle ne l'a pas abandonné durant six mois et un jour, si elle produit le reçu daté qu'on lui remet quand elle paie la pension du petit. Un document semblable lui est remis, même si elle ne paie pas la pension, afin qu'elle puisse toujours prouver qu'elle s'intéresse à son enfant.
Nous n'en finirions pas de parler de cette œuvre de Mgr Bourget et des religieuses et laïques qui poursuivent le travail de la fondatrice, Rosalie Jeté, qui était une veuve mère de six enfants. Mais, depuis plus d'un siècle, si la nature humaine est toujours la même, les mœurs ont changé, l'esprit des gens est plus large et les systèmes sociaux ont progressé.
À mesure que se développe une science nouvelle, ces données récentes sont étudiées et appliquées aux mères célibataires sans qu'on signale, comme on le faisait autrefois, que l'on fait trop pour elles, ni sans plus reprocher aux religieuses de les traiter comme des êtres humains et de respecter leur personne qu'on ne blâmerait Jésus d'avoir écouté Marie Madeleine et de lui avoir pardonné.

Par Robert Carrière



 



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MessagePosté le: 2009-01-04, 23:14    Sujet du message: Publicité

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